"ESPERANTO CANTABILE"
CONCERTO POUR ORGUE HAMMOND ET ORCHESTRE SYMPHONIQUE
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"Depuis longtemps Emmanuel Bex ruminait l’envie de se confronter à l’écriture d’une pièce de grande dimension qui puisse représenter une synthèse de sa culture musicale fortifiée au fil d’années de pratique studieuse et ludique. « Une oeuvre dans laquelle je puisse réunir mon goût de la musique écrite et mon sens de l’improvisation ».
Emmanuel Bex n’a pas choisi la facilité en optant pour la forme du concerto. Un concerto pour orgue Hammond et orchestre symphonique.Une formule inédite dans le sens où elle met en valeur un instrument qui ne l’a jamais été jusqu’alors au cœur d’un orchestre classique. Mais aussi singulière dans l’équilibre que Bex a réussi à trouver : « La partie d’orchestre est entièrement écrite alors que la partie soliste laisse une grande place à l’improvisation. Pour le musicien de jazz que je suis, inclure l’improvisation, comme le faisaient les maîtres anciens, me paraît aller de soi ».
Disons-le tout net : « Esperanto Cantabile » s’impose comme une réjouissante réussite.Œuvre envoûtante, émouvante, captivante de bout en bout, sans le moindre instant de faiblesse ou de distraction, « Esperanto Cantabile » s’écoute avec ravissement. Au fil des mouvements, on a le sentiment de se promener dans une galerie de peintures dont chaque œuvre a sa propre atmosphère et évoque des couleurs et saisons différentes. Emmanuel Bex a choisi d’utiliser le matériel harmonique qui est celui commun au jazz et à la musique française du début XXe siècle.Pas étonnant donc qu’on y repère les influences de Ravel, Fauré, Poulenc et même Jacques Ibert, mais aussi Stravinsky et Prokofiev. Une fois encore, l’organiste se révèle un merveilleux mélodiste. Il a ce don rare d’inventer des mélodies simples et évidentes dont a le sentiment de les connaître depuis toujours.
On espère que ce concerto aura vite un avenir. On lance un appel à tous les diffuseurs potentiels pour qu’ils aient le courage de le programmer dans leur festival."
Pascal Anquetil / JAZZMAN (avril 2007)
